Diverses actualités

Publié le 16 octobre 2026
Crieur public

Les Forestivités : plongez dans l’univers de la forêt et du bois. Près de 60 % du territoire métropolitain est recouvert de forêts. Cette forêt assure des fonctions essentielles à l’homme et au territoire. Du 18 octobre au 1er novembre 2026, l’événement Les Forestivités invite le grand public à les découvrir. Pourquoi coupe-t-on des arbres ? D’où provient le bois utilisé au quotidien pour construire ou se chauffer ? Comment fonctionne la gestion durable des forêts et la transformation des bois récoltés sur le territoire ? Autant de questions qui seront abordées au travers d’animations gratuites organisées dans tout le département par Les Forestivités. Au programme : sorties en forêt, visites de scieries, rencontres avec des professionnels, spectacles, jeux et ateliers, démonstrations… L’évènement sera lancé dimanche 18 octobre au parc de la Poya à Fontaine. De 11h à 18h, venez participer à la grande journée festive d’ouverture avec jeux en bois, démonstration d’engins forestiers, chantier géant de kapla, grimpe dans les arbres…


Mission flash sur Parcoursup. Au moment où les lycéens demandent la suppression de Parcoursup, il est intéressant de lire le rapport de cette mission de l’Assemblée nationale qui date de février 2026. Parcoursup ne peut être dissocié de l’écosystème dans lequel il évolue, et dont il est un des maillons. Car si Parcoursup est un outil d’aide à l’orientation – plus ou moins efficace, c’est tout le débat –, c’est aussi – surtout, pour d’autres – un instrument de régulation de l’accès à l’enseignement supérieur du fait de capacités d’accueil notoirement insuffisantes dans certaines formations et certains territoires. Cela pose inévitablement la question de la cartographie de l’offre de formation et de son volume. Parcoursup ne saurait, à lui seul, corriger des déséquilibres structurels qui relèvent avant tout des capacités en termes d’offre de formation et de moyens consacrés à l’orientation dans l’enseignement secondaire. Huit ans après sa création, Parcoursup apparaît ainsi moins comme la cause des inégalités que comme leur révélateur.


L’encadrement des loyers. Un rapport de la cour des comptes. Dans les grandes agglomérations, où la demande de logements reste forte face à une offre insuffisante, quels constats peut-on dresser de l’expérimentation sur l’encadrement des loyers ? À la demande de la commission des finances de l’Assemblée nationale, la Cour des comptes a examiné la mise en œuvre et les effets du dispositif expérimental instauré par la loi ÉLAN de 2018. Déployé dans neuf territoires et concernant près de 1,2 million de locataires du parc privé sur 7,7 millions, ce dispositif vise à plafonner les loyers dans les zones où le marché du logement est particulièrement tendu. Alors que l’expérimentation doit prendre fin le 24 novembre 2026, la Cour constate que sa mise en œuvre demeure complexe, repose sur des fondements méthodologiques fragiles et présente des effets encore difficiles à évaluer. Elle propose deux scénarios alternatifs : une prolongation conditionnée à une réforme structurelle du dispositif ou, à défaut, la fin de l’expérimentation au profit d’un renforcement des mécanismes existants d’encadrement de l’évolution des loyers. Vu la situation actuelle il vaut mieux maintenir ce qui existe.


Précarité : 63 % des CCAS constatent une hausse des demandes de travailleurs pauvres. À l’occasion de ses 100 ans, l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (Unccas) dévoile les résultats d’une enquête menée auprès de ses membres donnant à voir une précarité qui se massifie et conduit à de multiples renoncements. 63 % des CCAS interrogés voient s’intensifier les demandes de soutien des travailleurs pauvres. À l’occasion de ses 100 ans, l’dévoile les premiers enseignements d’une enquête menée auprès de ses adhérents. Elle révèle la transformation des besoins sociaux auxquels sont confrontées les communes et leur CCAS. Travailleurs pauvres, accès au logement, grand âge, santé mentale : les CCAS alertent sur l’intensification de ces nouvelles formes de fragilités. Ces constats alimenteront le pacte d’interpellation que l’Unccas soumettra aux candidats à l’élection présidentielle de 2027.


L’extrême pauvreté dans les pays riches : Analyse empirique sur données françaises. Une étude publiée hier trace avec précision les contours de la grande pauvreté en France et donne des indications sur les moyens de la réduire. Une autre étude, publiée la semaine dernière, dresse un tableau inquiétant de l’évolution du pouvoir d’achat. Cette étude a pour particularité de s’appuyer sur les données des Restos du cœur. Plus précisément, sur l’analyse des questionnaires remplis par les quelque 5,5 millions de personnes ayant bénéficié de l’aide de l’association entre 2018 et 2025. Premier constat : le nombre de personnes accueillies par les Restos du cœur a bondi de 37 % entre 2018 et 2025, pour atteindre 1,3 million pendant la campagne 2025. Plus inquiétant encore : les chercheurs observent « une explosion de la précarité résidentielle »  chez les personnes accueillies (+ 62 % en sept ans). Il s’agit des personnes qui soit vivent à la rue, soit occupent un logement « précaire ou inadéquat ».


La précarité énergétique repart à la hausse sous l’effet des prix de l’énergie. La précarité énergétique touche un ménage sur dix en France, soit plus de six millions de personnes, selon les données 2024 de l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE). L’organisme considère comme précaires ceux qui figurent parmi les 30 % les plus pauvres et qui consacrent plus de 8 % de leur budget à l’énergie (chauffage et éclairage notamment). Le taux de précarité énergétique – corrigé de l’effet de la météo – a diminué entre 2013 et 2016. Il s’est stabilisé ensuite jusqu’en 2022, mais remonte depuis 2023 pour atteindre 12,5 % en 2024. Selon l’ONPE, la phase de diminution a été liée principalement au renouvellement du parc de logements et à l’effet des rénovations : les logements sont de mieux en mieux isolés, les équipements de chauffage plus efficaces. Les ménages font aussi plus attention à leurs pratiques. Entre 2013 et 2023, la consommation globale d’énergie des ménages pour leur logement est passée de 190 à 158 kWh par m2, une diminution de 17 %. Cette baisse résulte aussi de comportements plus sobres du fait de la hausse des prix. Mais depuis, la consommation s’est stabilisée et les prix ont grimpé : + 10,7 % en 2023 et + 12,6 % en 2024, note le ministère du Logement. Un article du centre d’observation de la société.


Les Enfermé·es – Episode 8 : Dans les geôles [Podcast]. A la veille de la fin du mandat de Dominique Simonnot, le CGLPL (Contrôleur général des lieux de privation de liberté) publie un nouvel épisode du podcast « Les Enfermé·es » dans les geôles. Chaque année, près de 400 000 personnes passent de quelques heures à plusieurs jours dans des locaux de garde-à-vue. Et pour une partie d’entre elles, l’enfermement se poursuit dans les dépôts des tribunaux. Durant ces quelques jours, des décisions importantes sont prises, dans un environnement souvent extrêmement dégradé et dégradant : conditions matérielles indignes, saleté accablante, promiscuité, difficultés d’accès aux droits, atteintes à l’intimité. Tourné au printemps et à l’été 2026, l’épisode Dans les geôles vient percuter l’actualité des mobilisations lycéennes de ces dernières semaines. Les autorités font état de près de 7 000 placements en garde à vue depuis le début du mouvement, dont une proportion hors-norme d’adolescents (86% de mineurs). Dans ce contexte d’arrestations massives, le CGLPL, au regard d’informations préoccupantes – interpellations violentes, conditions de garde à vue particulièrement dégradées – exprime sa vive inquiétude et a entamé des démarches de contrôle sur le terrain.


Logement : des tensions structurelles pesant sur l’offre et les parcours résidentiels. Une étude de la Direction générale du Trésor montre qu’une grande partie des aides publiques entretient potentiellement la cherté de l’immobilier au lieu de la réduire. Le soutien public au logement apparaît important et varié, dans ses objectifs comme dans ses instruments. Les études empiriques suggèrent qu’il pourrait être mieux ciblé vers les ménages ou les territoires les plus contraints, et en faveur des dispositifs les plus efficients. Un certain nombre de dispositifs sont en effet susceptibles d’avoir un effet inflationniste sur les prix immobiliers, qui en atténuerait l’efficacité à moyen terme.  Face aux défis du marché du logement, la littérature économique identifie principalement deux leviers : augmenter l’offre de logements en densifiant les grandes métropoles et réformer la fiscalité foncière.

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